Deux façons de vous rémunérer
En tant que dirigeant de société, vous pouvez vous verser une rémunération (salaire) et/ou des dividendes issus des bénéfices. Les deux n’obéissent pas aux mêmes règles sociales et fiscales — d’où l’intérêt de les combiner intelligemment.
Le poids des cotisations sociales
La rémunération génère des cotisations sociales, plus élevées pour un dirigeant assimilé salarié (SASU, SAS) que pour un travailleur non salarié (EURL, gérant majoritaire de SARL). Ces cotisations financent votre protection : maladie, retraite, prévoyance.
Les dividendes échappent en partie aux cotisations sociales — mais pas toujours totalement selon la forme de société. Un point technique à vérifier au cas par cas.
Le rôle de l’impôt
La rémunération est déductible du résultat de la société (elle réduit l’impôt sur les sociétés) mais imposée à l’impôt sur le revenu chez vous. Les dividendes ne sont pas déductibles mais bénéficient d’une fiscalité spécifique (prélèvement forfaitaire unique, ou barème sur option).
Optimiser, c’est trouver le point où la somme de l’IS, de l’IR et des cotisations est la plus faible pour un même revenu net.
Trouver le bon équilibre
Il n’existe pas de réponse universelle : le mix optimal dépend de votre forme juridique, du niveau de bénéfice, de votre besoin de revenu immédiat et de votre situation personnelle. Un dirigeant qui a besoin d’une bonne couverture privilégiera la rémunération ; un autre, déjà couvert, pourra pencher vers les dividendes.
Ne pas sacrifier la protection sociale
Se verser peu de salaire pour payer moins de cotisations réduit aussi vos droits : indemnités maladie, retraite, prévoyance. L’optimisation ne doit jamais se faire au prix de votre sécurité à long terme.
Un arbitrage à refaire chaque année
Votre situation évolue, les règles aussi. Refaire le calcul chaque année, chiffres à l’appui, sécurise votre revenu net sans mauvaise surprise. C’est exactement ce type d’arbitrage que nous réalisons avec nos clients dirigeants — un premier échange est offert.
